Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes, je parlais bien fort pour être un homme.  Je disais, je sais, je sais. C'était le début, c'était le printemps.

Quand j'ai eu mes 18 ans, j'ai dit, je sais, ça est, cette fois je sais.  Et aujourd'hui, les jours où je me retourne, je regarde la terre où j'ai quand même fait les 100 pas, et je ne sais toujours pas comment elle tourne.

Vers 25 ans, je savais tout: l'amour, les roses, la vie, les sous.  Tiens oui l'amour!! J'en avais fait tout le tour.  Et heureusement comme les copains, j'avais pas mangé tout mon pain.

Au milieu de ma vie, j'ai encore appris.  Ce que j'ai appris tient en tois ou quatre mots: le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau.

C'est encore ce qui m'étonne dans la vie.  On oublie tant de soir de tristesse, mais jamais un matin de tendresses.

Toute ma jeunesse, j'ai voulu dire, je sais, seulement plus je cherchais et puis moins je savais.

Je suis encore à ma fenêtre et je m'interroge?

Maintenant, je sais qu'on ne sais jamais.  La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses, on ne sais jamais le bruit et la couleur des choses, mais ça je le sais!

Commentaires

  • T'es en progrès, Prési !

Les commentaires sont fermés.